Dreigan, ou... Darkside...

Dreigan, ou... Darkside...
chapitre 10: Sentiments et rebondissements...

Elria et Antonin se dirigeaient donc vers l'infirmerie, où une discussion tendue avec l'infirmière commença. Pendant ce temps, Alessandro était toujours maintenu dans les bras de Rukia, qui reprenait le sourire en le voyant soigné:
« Tu vas mieux? » demanda-t-elle.
« Oui, merci... »
Il leva un peu la tête pour poser ses lèvres sur celles de Rukia. Celle-ci fut surprise, mais se laissa faire. Puis Alessandro approfondit le baiser en déplaçant ses mains sur la taille de la jeune fille, et Rukia se retira brusquement, faisant basculer Alessandro au sol, le charme était brisé.
« Ne me touche plus comme ça! Tu te rends compte de ce que tu me fais? » hurla Rukia.
« Mais... Tu as pourtant... »
« Tais-toi, j'étais seulement soulagée que tu ailles mieux, rien de plus. J'ai considéré ton baiser comme un remerciement, mais tu pousses un peu le bouchon là... »
« Alors pourquoi tu m'as embrassé ce matin, pourquoi tu m'as pris dans tes bras à l'instant? » demanda Alessandro, perplexe.
Le regard de Rukia s'embruma alors, et elle secoua vivement la tête, sans doute pour chasser les pensées qui s'accumulaient dans sa tête.
« Je... Je ne savais pas ce je faisais... Et tout à l'heure, j'étais vraiment heureuse que tu nous défendes, alors je t'ai gratifié à ma façon... » avoua Rukia d'une voix qu'elle voulait neutre.
« Alors tu n'as pas fait ça par sentiment? »
« Quels sentiments? »
« Ne vas pas me dire que tu ne t'es aperçue de rien! Les regards brûlants que tu m'adresses presque tout le temps ne veulent quand même pas témoigner qu'une simple amitié! T'es vraiment bizarre, pourquoi t'es comme ça? »
Rukia fut surprise des paroles du jeune homme se trouvant en face d'elle.
« Aha, pensa Alessandro, je lui ai posé une colle, qu'est-ce qu'elle va répondre à ça? »

« Parce que... Jamais la vie n'est simple, tu ne peux le nier. Elria et moi ne venons pas d'un passé tout rose, on a vécu séparées nos deux premières années... »
« C'est quoi le rapport avec ce qui va pas chez toi? »
« Aucun, tu dois juste le savoir avant de proliférer des conneries. »
« Mais dis-moi, j'aime pas te voir comme ça! Qu'est-ce qui te fait être si distante avec les autres? »
Rukia, ne voulant apparemment pas répondre, voulut s'enfuir. Mais Alessandro, piqué par la curiosité, la retint par le bras en lui demandant:
« Regarde-moi dans les yeux et dis-moi réellement ce que tu penses... »Rukia fut surprise, mais leva le visage vers Alessandro:
« Tu es mon camarade au lycée, l'ami d'Antonin et maintenant de ma s½ur... »
« Mais je suis quoi pour toi? »
« ... Un ami... C'est tout! »
Pourtant, ses joues rougissantes avaient l'air de contredire ses paroles. Alessandro le remarqua et força Rukia à se blottir contre lui, de façon à lui faire sentir les battements de son c½ur:
« Tu vois, c'est l'effet que tu as sur moi. Même ton c½ur fais pareil, tu ne peux prouver le contraire! »
Rukia se débattit mollement, mais Alessandro en décida autrement: il ceintura la taille de Rukia avec son bras gauche, tandis qu'il leva sa main droite vers le visage de la jeune fille. Il lui releva le menton et la força à le regarder droit dans les yeux. Rukia ne put détourner le regard, Alessandro la tenait fermement. Les yeux vairons du jeune homme flamboyaient d'une lueur étrange, devenant plus intense quand il sentit Rukia se détendre un peu.
Elle entoura le cou d'Alessandro de ses bras et se serra contre lui. Ne comprenant pas, Alessandro fut quand même content et l'embrassa de nouveau, empêchant encore Rukia de l'esquiver. Mais elle se promit d'avoir une longue conversation avec lui, histoire de mettre les points sur les i une bonne fois pour toutes.

Du côté d'Elria et d'Antonin...
« Encore un élève blessé à l'entraînement, vous allez me dire! Et l'état de la demoiselle, c'est peut-être qui l'a porté jusqu'ici? » vociféra l'infirmière.
« Laissez-nous nous expliquer, madame... » voulut se défendre Antonin, Elria étant trop éreintée pour parler en essayant de tenir debout, bien qu'Antonin la retienne par la taille.
« Je sais, il s'agit encore de vos folies meurtrières, vous avez encore voulu vous mesurer à un élève et comme par hasard vous prétendez l'avoir trouvé dans un piètre état sur un terrain d'entraînement? Réfléchissez, c'est bien la troisième fois en une semaine que ça arrive, et de plus, vous devez savoir que les terrains d'entraînement n'ouvrent pas entre midi et quatorze heures. Je vais devoir en parler au directeur, il faut sévir cette fois-ci. »
Antonin s'apprêta à répliquer quand Kitsune surgit en hurlant:
« ELRIAAAAAAAAAA, qu'est-ce que t'as encore foutu comme connerie, ta s½ur m'a dit que t'étais à l'infirmerie... »
« Heu Kitsune... » hasarda l'infirmière.
« Quoi?? »
« Il y a deux blessés, on t'as jamais appris la discrétion?? »
La seconde d'après, le visage de l'infirmière se trouvait à un millimètre seulement que la main de Kitsune, voulant sans doute la gifler. Elle s'était pourtant interrompue en voyant l'état d'Elria: à moitié endormie contre Antonin.
« Elle a encore dû trop utiliser ses nouvelles techniques...» pensa Kitsune.
Elle la soigna donc rapidement, sous l'½il mécontent de l'infirmière: elle était là pour ça, elle!
« Kitsune, c'est mon boulot de soigner les autres, pas le tien!! Et d'abord, qu'est-ce que tu fous là, tu as été exclue je te ferais dire!!! »
« Hey, tu ferais mieux de te calmer, la vieille!! J'ai été forcée de venir ici, Méritamon m'a assigné une mission que je suis obligée d'honorer et le directeur a accepté que je sois ici... »
« Ah ouais?? Et c'est quoi c'te mission de pacotille? »
« J'entraîne une autre Artilan que moi! »
« Qui ça? »
« La gamine en train de pieuter dans les bras du brun ici présent! »
« C'est pas contre toi, mais elle a pas l'air en forme, tu la maltraite? »
Kitsune lui colla la gifle qu'elle s'était retenue de lui balancer, et elle soupira:
« Je t'ai pas demandé ton avis, ok??? Je fais ce que je veux!!! »
L'infirmière parut vexée, et dit :
« Je vais devoir parler de ces incidents au directeur!!!!!Surtout que ce n'est pas le premier.. Qui plus est pour Antonin!!!
Ce dernier leva les yeux au ciel en soupirant, Elria rigola et lui chuchota à l'oreille:
« Petit cachottier!! »
Kitsune soupira et regarda l'infirmière d'un air mauvais
« Tu ne diras rien du tout!! Mon élève n'a rien fait!! »
L'infirmière hésita mais Kitsune se rapprocha d'elle et la saisit par le col de sa robe et lui répéta d'un ton encore plus mauvais qu'avant:
« Tu ne diras rien du tout!!! »
L'infirmière hocha la tête et recula, effrayée.
« Très bien.. Je ne dirais rien pour cette jeune fille, mais les autres ... »
« Aucun problème, ce ne sont pas mes élèves!! » Répondit Kitsune
Elria parut choquée, elle se leva donc et dit:
« Maîtresse!! Vous allez pas laisser faire ça ?? C'est ma s½ur !! Et mes amis! »
« Plutôt ton petit ami, non??? » s'exclama Kitsune
« Et alors???? Sil vous plait maitressseeeuuuuu!!!! » Implora Elria
Kitsune soupira, mais avant qu'elle ait pu dire quoi que ce soit, l'infirmière hurla:
« Non mais ça va oui ???? J'ai deux blessés et je ne dois rien dire parce que ceci et parce que cela!!! J'en ai marre !!! Je vais aller voir le directeur et .... »
Elle ne put finir sa phrase, Kitsune se tenait devant elle, imposante.
Elle retira sa mitaine de sa main droite, et mit sa main sur le front de l' infirmière.
Une faible lueur rouge apparut, et l'infirmière parut soulagée et calme.
« Qu'est-ce que je faisais déjà? » Demanda-t-elle.
« Vous étiez en train de soignez ces élèves, qui viennent de passez un test. »
« Un test?? » Demanda l'infirmière
« Ouais, répondit Kitsune, je leur ai fait passer un test d'aptitudes... »
« Ah, très bien... dit l'infirmière qui avait apparemment tout oublié de ce qui venait de se passer. Dans ce cas je me remets au travail!!! »
Elle retourna vers Florian et commença les soins.
Kitsune soupira encore et dit à Elria:
« Évite les conneries!!! T'as de la chance que je sois de bonne humeur! »
« Comment vous avez fait ça ?? » demanda Elria
« ça .. Tu le sauras plus tard! Tu viens avec moi maintenant, on va reprendre l'entraînement et y'a quelques trucs à mettre au clair... »
Elria acquiesça d'un signe de tête, se leva, dit au revoir à tout le monde et suivit Kitsune.
Antonin fit de même puis esquissa un signe à Rukia pour la suivre mais celle-ci ne bougea pas et lui dit :
« J'ai un truc à faire, je te rejoins après... »Antonin soupira et partit, la porte claqua derrière lui.
Rukia prit Alessandro par le bras et l'emmena dans le couloir, voulant avoir une petite discussion privée avec lui.

« * Mais où qu'elle m'emmène Rukia? Je la cerne trop pas, j'aimerais tellement la connaître autant qu'elle a lu en moi... * »
« Traînasse pas! » lui lança méchamment Rukia.
Alessandro avait ralenti l'allure effrénée qu'avait prise Rukia pour penser à ce qu'il vivait. Soudain, Rukia se stoppa et sortit à l'extérieur par la grande porte de chêne. Elle se dirigea vers un banc à l'écart des regards indiscrets et s'assit. Alessandro l'imita et lui demanda alors:
« Bon, vas-tu enfin m'expliquer ce qui se passe dans ta tête? »
« Tu as l'air de croire que c'est moi qui suis folle, et je n'apprécies pas! Je t'accordais de la confiance et toi, tout ce que tu trouve à faire, c'est de me peloter comme les autres mecs adolescents peuplant cette planète entière... Je te pensais pas comme ça! » avoua Rukia
« Mais tu es aveugle ou quoi? Tu sais pourquoi nous on se comporte comme ça? Parce que tu as de l'attrait! Non, je dirais beaucoup de charme, ce qui attire tous les regards... Tu as dû le remarquer! »
« Mais je ne suis pas un morceau de viande à vendre aux enchères, je ne suis pas destinée à être consommée par des pervers! »
« Et moi, tu me crois pervers? » demanda timidement Alessandro, le rouge lui étant monté aux joues depuis un certain moment.
« Oui, tu te crois tout permis parce que je te connais bien, en tout cas c'est ce que je croyais. Tu es comme les autres! Je pensais que quand tu me prenais la main, c'était par amitié, et je te laissais faire. Mais quand un garçon va au-delà, je ne supporte pas car je sais que c'est pour me montrer leur désir de m'emmener chez eux... C'est comme ça que je pense. »
« Mais on n'est pas tous comme ça! Regarde Antonin, regarde-moi! Je ne suis pas pervers, pas comme ce Florian qui t'en mets plein la vue! Tu me fais une drôle d'impression, tu es vraiment mystérieuse, c'est pour ça que je veux te connaître; alors je définirai ce que je ressens... »
« Tu ressens quoi? » demanda Rukia, rougissant de ce qu'elle avait demandé.
« Quand je te vois, c'est comme si tous mes malheurs disparaissaient à ta vue... Même quand tu me tournes le dos, je redessine les courbes de ton visage mentalement.... Bien sûr, je vais pas te cacher que je n'ai jamais connu ce sentiment, mais jamais de ma vie je n'ai ressenti quelque chose d'aussi fort... Crois-moi! »
Rukia fut touchée par ses paroles, et laissa tomber sa garde. Alessandro la prit dans ses bras et lui murmura...

« Je t'apprécies plus que comme une amie... »Rukia sursauta, et se retira de la douce étreinte:
« Non, ne dis pas ça! Je ne veux pas t'entendre dire ça! Je suis en retard en cours! Bye! »
Mais Alessandro vit bien qu'elle avait failli avouer quelque chose, mais quoi? Il la suivit en courant et la rattrapa par la main:
« Attends! Pourquoi tu t'enfuis à chaque que je te dis quelque chose de vrai? »
Rukia fit mine de ne pas avoir entendu et continua de s'enfuir, mais Alessandro ne la rattrapa pourtant pas: lui aussi était cruellement en retard!
Quand Rukia franchit le seuil de sa salle de cours, seul Florian l'accueillit:
« Ah, tu es enfin revenue vers moi... Agréable plaisir, tu verras comme on va s'amuser après les cours... »
Mais il fut interrompu par la prof:
« Florian, laisse Rukia tranquille! Elle va venir à côté de moi pour m'expliquer son retard pendant que vous ferez vos exercices de pratique »
Rukia alla donc docilement rejoindre Mme Fogani et lui conta qu'elle avait été accostée par Florian, et qu'elle avait voulu s'isoler un peu. La prof fut tolérante et ne la gronda point. Rukia alla s'asseoir à côté d'Antonin qui la regarda bizarrement, mais Rukia ne voulut rien avouer et le cours se déroula lentement.
Quand la cloche sonna enfin, Antonin entraîna Rukia avec lui pour courir dans la salle de test de Méritamon. Il commençait à lui expliquer ce qu'il allait lui apprendre quand on toqua à la porte. Antonin se déplaça pour aller ouvrir et entretint un dialogue murmuré avec son interlocuteur. Il ferma l'instant d'après la porte et recommença à expliquer le but de leur entraînement à Rukia quand Elria entra en trombe dans la salle et sauta dans les bras de Rukia:
« Aneta-chan, c'était trop bien mon entraînement avec Kitsune!! »
« C'EST PAS FINI OUI???? ELRIA, QU'EST-CE QUE TU FOUS LA, C'EST L'ENTRAÎNEMENT DE RUKIA, PAS LE TIEN!! ON SE VOIT APRES!!... »hurla Antonin.
Elria lui coupa la parole:
« J'ai une mission à accomplir! Ça vient d'Alessandro, alors je fais ce qu'on me dit! Rukia, il veut savoir s'il peut entrer te voir... Il m'a dit que tu l'avais perturbé et qu'il fallait qu'il te voie absolument! Je crois qu'il t'aime, moi... »
« Arrête tes conneries, Elria, je lui ai clairement dit ce que je pensais, il ne devrait même pas se poser de question... »
« Il a dit qu'il t'attendrait le temps qu'il faudra pour te décider... »

Rukia ne répondit pas et Antonin lui expliqua enfin ce qu'elle devait rattraper de toute urgence. Elle apprit donc comment contrôler calmement sa lumière, ce à quoi elle arriva très rapidement; comment cacher sa lumière dans un combat contre un Manypra, permettant de passer plus facilement inaperçu; comment ne pas gaspiller sa grande quantité de lumière pour augmenter sa force de frappe, la colère suffisait amplement; comment mieux se déplacer avec son arme imposante... Toutes ces nouvelles techniques lui prirent deux heures pour les utiliser à merveille et sans trop réfléchir.
Ce que Rukia n'aperçut pas, c'est qu'Alessandro s'était silencieusement glissé dans la pièce pour la regarder. Elria et Antonin échangèrent un regard complice auquel Rukia ne fit pas attention
Elle se battit alors contre Antonin pour mesurer ses progrès, mais le combat fut bien sûr amical, et Antonin fut satisfait et en conclut:
« Ce que tu as appris en deux heures est presque l'équivalent de ce qu'apprennent les première année. Je laisse à Méritamon le soin de t'enseigner ce qui te permettra réellement de vaincre toute sorte d'ennemis, de loin comme de près. »
« Moi, je sais!! Kitsune me l'a appris, c'est trop cool! »
« Elria, répliqua Antonin, tu ne dois pas le lui dire, Méritamon le fera beaucoup mieux que toi, et il ne s'agit pas de la même technique au sens où vous l'utiliserez différemment. »
Elria se mit à bailler, montrant qu'elle était fatiguée.
« Si on allait manger? » demanda-t-elle.
Rukia acquiesça d'un signe de tête et suivit Elria qui se dirigeait vers la porte.
Elria fit un signe à Antonin pour lui dire au revoir, celui-ci lui rendit son salut.
Au moment de franchir la porte, Rukia vit Alessandro, assis sur un des bancs.
Le rouge lui monta aux joues, elle détourna le regard et franchit la porte d'un pas déterminé.
Elria avança vite, et Rukia la perdit de vue à l'angle d'un couloir.
Soudain, elle entendit un hurlement, elle reconnut la voix de sa s½ur. Elle courut, tourna à l'intersection et s'arrêta, surprise de ce qu'elle voyait: une personne, ayant le visage caché par une cagoule, tenait sa s½ur, qui se débattait. Puis l'inconnu, qui avait ses mains sur les hanches d'Elria, les monta au niveau de la poitrine de celle-ci.
« Florian!!! Je vais te buter!!! » hurla Rukia.
Ce dernier surpris , soupira et dit, en enleva sa cagoule à regret:
« Bon... La cagoule ne sert à rien apparemment!! »
Il la jeta par terre. Il avait toujours ses mains sur la poitrine d'Elria, cette dernière était rouge comme une tomate et faisait une grimace de dégoût.
« LÂCHE TOUT DE SUITE MA S¼UR!!!!!! » Hurla encore Rukia.
Ce dernier lui tira la langue et dit:
« Dans tes rêves! J'ai trouvé mieux que toi, t'es trop laide à côté d'elle! »
Rukia s'énerva et se jeta sur Florian, le poing en avant. Florian parut ne pas réagir mais, au dernier moment et avec une rapidité hors du commun, il lâcha Elria, la repoussa, et stoppa le poing de Rukia avec une facilité déconcertante, puis il pivota sur le côté et balança Rukia par dessus son épaule, en effectuant une rotation sur lui-même, de façon à lancer étonnamment sa prise au même niveau que ses épaules. Rukia se rattrapa au dernier moment et finit à genoux.

« Pff.. Tu n'est pas encore assez forte... » dit Florian.
Il sourit et se jeta sur Rukia, voulant lui donner un coup de pied. Mais au dernier moment, une main chopa le pied de Florian. Celui-ci fut arrêté dans son élan et se retrouva la tête en bas, tenu seulement par Méritamon qui l'avait chopé par le pied à temps.
« C'est quoi ce bordel!!! » Dit une autre voix familière.
Elria était allongée par terre, elle se releva en criant: « Kitsune! »
Elle se précipita derrière celle-ci, telle un enfant allant se cacher dans les jupons de sa mère.
Méritamon, quant à elle, tenait toujours Florian tête en bas. Rukia se releva, et expliqua la situation mais Florian la coupa .
« Eh, ça vous dérangerait pas de me lâcher? »
Méritamon le regarda et esquissa un sourire plutôt inquiétant:
« Sans problèmes... »
Méritamon lâcha le pied de Florian et celui-ci s'écrasa contre le carrelage avec fracas.
Rukia éclata de rire, Elria alla ensuite se placer derrière Rukia pour mettre ses mains sur ses épaules, comme si elle s'appuyait dessus.
« Relève-toi, Florian! » hurla Méritamon en lui donnant un coup de pied dans le ventre.
Celui-ci ne bougea pas, faisant semblant d'être évanoui mais Méritamon n'était pas dupe. Elle leva de nouveau la jambe, prête a donner un nouveau coup de pied, mais beaucoup plus fort. Florian se releva vite, évitant le coup.
« Espèce de connard ! Je te préviens, je vais te renvoyer de l'Académie!! Tu la retouches et je t'explose!! »
Florian prit un air idiot et se mit à genoux en implorant le pardon. Méritamon soupira et dit:
« Casse-toi avant que je ne m'énerves!! »
« Pour moi c'est trop tard!! » Hurla Kitsune.
Elle se plaça devant Florian, qui était toujours agenouillé. Ses yeux couleur noisette le regardaient d'un air mauvais. Soudain, elle fit un geste, une énergie rouge apparut et un point incandescent géant se matérialisa puis frappa de plein fouet Florian, qui valsa jusqu'au bout du couloir et finit sa course encastré dans le mur.

« T'es folle, je l'avais déjà remis en place!! Hurla Méritamon. Le règlement dit que... »
« JE ME FOUS DU REGLEMENT!! Coupa Kitsune. Je ne fais pas partie de cette école! Je suis là pour former une Artilan qui a un énorme potentiel!!! Et je ne laisserai pas un crétin pervers comme ce con lui faire du mal!!! »
Méritamon soupira, sachant qu'elle n'aurait pas le dernier mot. Elria, quant à elle, avait les larmes aux yeux à cause du compliment de Kitsune.
« Bon, je vais emmener Florian à l'infirmerie... » Soupira Méritamon
« Encore? Si ça continue, il va avoir une carte d'abonnement!! » railla Rukia.
« Ah ouais? On peut avoir des cadeaux?  Demanda Elria sous un nouveau soupir de sa s½ur. Ben quoi? »
« Elria... C'était une blague... » Dit sa s½ur
« Ah bon? »
Rukia soupira encore, Méritamon avait disparu avec Florian.
« Vous feriez bien d'aller manger... dit Kitsune. Moi j'ai des trucs à régler... »
Une lumière rouge entoura Kitsune et elle s'éclipsa.

Rukia et Elria partirent donc et se hâtèrent vers la salle de bouffe. Au grand dam de Rukia, Alessandro et Antonin, ainsi que Sabrina, les attendaient. Rukia se surprit à ne prendre qu'une part de melon puis un yaourt et se dépêcha de rejoindre sa chambre, Elria sur ses talons, inquiète. Une fois arrivées dans leur chambre, Elria tenta de questionner sa s½ur sur son étrange comportement, mais se rappela soudain: lorsque Rukia avait vu Alessandro la regarder avec insistance, le rouge lui était monté aux joues.
« Eh bien, ils ont vraiment l'air fâchés ces deux-là... » pensa Elria.
Sous le silence pesant dans lequel Rukia, en se glissant sans un mot dans son lit, lui avait laissé, Elria commença à fouiller sa chambre de fond en comble. Après un petit moment, elle revint vers son lit, satisfaite.
En effet, elle avait enfin déniché une bouteille de Saké, la soirée se terminait à merveille. Elle se but le contenu entier de la boisson à la fenêtre de sa chambre et observa l'extérieur:
le ciel était déjà couvert d'étoiles, et la lune brillait d'une pâle blancheur.
Elria rigola, sans savoir pourquoi, puis elle s'endormit après avoir constaté que le sommeil de Rukia était apparemment profondément agité.

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# Posté le mercredi 13 juin 2007 15:46

ma fic bleach: Et si c'était possible?

ma fic bleach: Et si c'était possible?
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résumé: [Nouvelle saison de Bleach, après l'épisode 127 de l'anime]
Attention grand spoil!!!!
et aussi langage un peu cru voire vulgaire, petites âmes sensibles s'abstenir!
en fait, je continue l'histoire à ma façon, en mettant mon grain de sel
donc en fait, des couples vont se former...
pour savoir lesquels, il faut lire!

MERCI DE LAISSER VOS COM'S APRES LECTURE
(pour le respect du travail de l'auteur^^)

TOUS LES PERSONNAGES APPARTIENNENT BIEN SÛR AU GRAND TITE KUBO^^

voilà, premier chapitre au prochain article^^

# Posté le jeudi 14 juin 2007 07:54

Et si c'était possible?

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Chapitre 1: Chamboulements...

Ichigo ne cessait de s'entraîner contre Hiyori, afin d'augmenter sa puissance pour le combat décisif contre les Arrankars au cours de l'hiver qui arrivera bientôt, dans quatre mois donc.
Après le départ d'Inoue, le doute se réinstallait en lui:
« *Est-ce que je peux vraiment arriver à les battre? Faut voir comment Grimmjow m'a battu sans utiliser son Zanpakuto alors que j'avais libéré Tensa Zangetsu... Franchement, ça me rends malade rien que d'y penser... Depuis combien de temps je me bats? Je ne peux voir passer le temps dans cette salle, comme dans celle de la boutique de Urahara... Faut dire que tout le monde se passe le mot pour leur salles d'entraînement... Je suis sûr que Rukia va être furieuse, je l'ai même pas prévenue que je partais... Yuzu doit m'en vouloir à mort... J'ai pas le choix, je dois protéger un maximum de gens de cet enfoiré d'Aizen! *»
« FOCALISE-TOI SUR L'ENTRAÎNEMENT, ABRUTI DU CAUCASE!!!!
-Tagueule, Hiyori!
-Je t'ai déjà dit de m'appeler Hiyori-san!
-M'en fous, un serpent n'est jamais supérieur à un humain...
-Qui tu traites de Serpent?
-La p'tite blondasse qui me gonfle à gueuler tout le temps! »
La dispute continua longtemps, entrecoupée à chaque réplique d'un coup de Zanpakuto...
Risa soupira:
« Pff, ils sont vraiment gonflants!
-Ouais, approuva Mashiro, en plus Berry-tan est le centre d'attention, j'aime pas ça!!!!
-Tu sais, interrompit Kensei, c'est pas parce que tu n'as pas eu à t'entraîner comme Ichigo-kun que tu dois te considérer comme le centre du monde! Et puis, c'est toi qui as flashé dessus, alors arrête de te plaindre!
-Mais... se lamenta Mashiro
-Bon, s'interposa Shinji, arrêtez de gueuler, sinon vous allez surpasser le niveau sonore de Hiyori-chan! »
Face à l'argument incontestable, même Mashiro se tut. Elle alla voir Hachigen:
« Au fait, pourquoi tu as aidé Orihime-chan?
-On a le même pouvoir, et elle a besoin d'aider dans la prochaine bataille contre les Arrankars.
-Tu vas l'entraîner toi-même?
-Peut-être... »
Hachi ne voulut rien dire de plus et s'enferma dans son silence. Mashiro bouda alors, sous les regards moqueurs des autres Vizards présents.

« Yosh, on arrête pour aujourd'hui, Ichigo!
-Pas trop tôt, répondit le Shinigami remplaçant. Allez, je rentre chez moi!
-Ok, mais reviens demain matin, on continuera de s'entraîner. Hachi, appela-t-elle.
-Oui?
-Enlève la barrière autour du hangar!
-D'accord, Hiyori-san. »
Et le géant retira la barrière extérieure en claquant des doigts. Ichigo salua précipitamment les Vizards avant de sortir pour rejoindre son domicile. Pourtant, il fut arrêté par une personne, attendant visiblement avec impatience le jeune homme.

« Rukia? Qu'est-ce que tu fous là?
-Espèce d'idiot! Toute ta famille était inquiète, imagine la peur de Yuzu!!!
-Eh, si t'es là pour m'engueuler, je suis bien trop crevé pour... »
Rukia l'empêcha de finir sa phrase par, ce qui surprit Ichigo, une soudaine étreinte.
« Rukia, tu...
-Moi aussi j'étais inquiète! Ton père me faisait chier royalement! Il me prend pour sa fille, c'est pas digne de mon rang, ça! »
A la dernière remarque, Ichigo sourit: Rukia ne faisait allusion à sa noblesse que quand le cas était vraiment critique...
« Allez, conclut-il, on rentre! »
Rukia approuva d'un signe de tête et suivit Ichigo jusqu'à la clinique d'Isshin Kurosaki.
A peine la porte franchie, Isshin se jeta sur son fils en hurlant:
« Fils indigne!!! Comment oses-tu rentrer après quatre jours de découchage?? En plus, il est plus de vingt heures, tu as dépassé l'heure du dîner!!! Privé de repas!!!
-Papa, lâche-moi je suis crevé...
-(apercevant Rukia) Oh, te voilà enfin, Rukia-chan!!! Je me suis fait un sang d'encre pour toi, j'ai eu peur que tu ne suives les mauvaises habitudes de mon unique fils!
-Bonsoir, Isshin-san! Puis-je manger à cette heure tardive?
-Bien sûr, Yuzu t'a préparé un bol de soûmens qui n'attendent que toi!
-Et moi, intervint Ichigo, pourquoi je peux pas manger après quatre jours de dur entraînement?
-Tais-toi, fils indigne! Viens, Rukia-chan, viens faire un câlin à papa, à qui tu as tant manqué...
-Finalement, je n'ai plus très faim. Désolée, je vais me coucher. Oyasumi, mina!
-Bonne nuit à toi aussi, Rukia-chan! »
Après des embrassades forcées avec le père d'Ichigo, Rukia fit mine de rejoindre la chambre de Yuzu, qui lui avait été attribuée d'office, tandis qu'Ichigo rejoignait sa propre chambre.
Après s'être assurée de ne pas être vue, Rukia se glissa sans bruit hors de sa chambre pour rejoindre celle d'Ichigo. La voyant venir, celui-ci lui chuchota:
« Pourquoi tu dors pas dans ta chambre?
-Tu m'excuseras, mais je préfère ton placard pourri à la visite de nuit de ton père toutes les heures!...
-Onee-san!!! Tu es enfin revenue!!!!! »
Avec un surprenant réflexe, Rukia repoussa la peluche perverse d'un coup de pied et l'écrabouilla au sol, faisant ressortir le rembourrage de coton de Kon. Ce dernier gémit:
« Noooon, tu n'as pas le droit, Onee-san! Je vais porter plainte pour violation des droits des animaux en peluche!!!
-Tagueule, trancha Ichigo, sinon je te ramène à ma s½ur!
-Ah non, tout mais pas ça!!
-Alors tu la fermes, tu retournes sagement dans ton tiroir et tu te comportes comme une peluche de coton!
-Pff, un jour, je me vengerai... Je t'aurais! » lança Kon avant de rejoindre son « lit »
Ichigo plaça un cadenas au tiroir pour s'assurer que la peluche ne s'échappe pas.
« Bon, dit-il à Rukia, tu me voulais quoi?
-Eh, c'est normal que je veuille savoir où t'étais pendant quatre jours! Inoue-san avait l'air perdue au lycée...
-Inoue? Qu'est-ce qu'elle a à voir avec moi?
-Bakamono, tu n'as rien remarqué?
-J'aurais dû?
-Bon sang, tu fais vraiment pas semblant d'être con...
-Eh, si tu continues tu peux aller te coucher dans ta chambre!
-Bon, bon, calme-toi! Je disais donc qu'Inoue-san s'inquiétait vraiment pour toi, je ne parle même pas d'Arisawa-san...
-Tatsuki? Tu comptes me faire culpabiliser en citant tous les élèves de la classe?
-Ah, j'avais oublié que Asano-kun se plaignait vraiment de ton absence...
-Lâche-moi, c'était pas de ma faute si j'étais pas là!
-Ah ouais? Tu étais pourtant parti volontairement, non?
-Je ne pensais pas que je partirais aussi longtemps. Si tu savais...
-Si je savais quoi? Qu'as-tu fait pendant quatre jours?
-Je combattais mon Hollow intérieur! Et...
-Tu l'as battu?
-Oui, j'ai même...
-Alors, pourquoi as-tu toujours cet air soucieux?
-Inoue est venue me raconter le vrai objectif de ce connard d'Aizen...
-Ah bon?
-Oui, c'est Yamamoto qui en a fait part à Toushiro et Matsumoto quand elle était dans la même pièce.
-Alors, raconte-moi ça! »
Ichigo lui fit donc part de ce que lui avait rapporté Orihime, et ce qu'il en avait déduit:
« On va devoir tous s'unir pour se battre cet hiver contre les Arrankars, c'est pour ça que je m'entraîne avec Hiyori...
-C'est qui?
-Une Vizard, et Hirako m'a aidé à vaincre mon Hollow intérieur.
-Ah, ok... »
Rukia sortit alors un cahier de son placard pour commencer à dessiner...
« Si je comprends bien, ça donne ça?
-Rukia...
-Quoi?
-Pourquoi faut-il toujours que tu fasses des dessins débiles? 
-**BLAF** Voilà ce que te disent mes dessins! »
Un tapage proche les interrompit dans leur échange musclé: Kon s'évertuait avec courage de défoncer la paroi de son tiroir pour sortir!
« Ok, lui dit Ichigo, je te ramène à Yuzu!
-Bon, je reste dans mon tiroir... »
Ichigo, éreinté de sa journée, commença lentement à enlever ses vêtements. Ce ne fut que lorsqu'il s'apprêta à enlever son pantalon qu'il se rendit compte que Rukia le regardait avec insistance.
« Arrête de mater!
-Je mate pas, je me cultive!
-Pourquoi? »
Rukia se mit alors à rougir, sous le regard soucieux d'Ichigo.
Elle s'empressa alors de se planquer dans son placard pour dormir, sans s'empêcher de penser qu'Ichigo était fort bien musclé...

Pas loin de la clinique Kurosaki, dans une maison calme d'apparence.
En effet, l'activité sonore de cet endroit dépassait la normale:
« Oh, Orihime-chan, ce plat est vraiment excellent!! Qu'est-ce que c'est?
-Un steak d'haricots rouges!
-Vous entendez, Capitaine? Vous devriez goûter, c'est vraiment un délice!
-Non merci, répliqua Hitsugaya, je préfère largement les pastèques!
-Ah oui, j'avais oublié que le Capitaine n'avait pas nos goûts culinaires, répondit Rangiku.
-Mais c'est tellement bon!! Je comprends pas pourquoi si peu de personnes ne mangent pas de donut d'Oden!
-Donut de quoi? Demanda Hitsugaya, piqué de curiosité.
-Un donut avec des morceaux d'½ufs et de poissons cuisinés dans un bouillon d'algues, Toushiro-kun!
-Je t'ai déjà dit de m'appeler Capitaine Hitsugaya, s'énerva le jeune Capitaine.
-Oh, ce que vous pouvez être rabat-joie, Capitaine! Si vous continuez, je vous fais avaler du riz au curry surmonté d'une glace! »réplique Rangiku.
Toushiro, ne voyant pas ce plat comme très appétissant, renonça à terminer la conversation et s'échappa sur le toit.
« Je te l'avais bien dit, Orihime-chan, que le Capitaine n'était courageux qu'au combat!
-MATSUMOTOOOOO!!!!!
-Ah, il écoute toujours aux portes... Comme un vrai gamin! Oh, je préfère me taire plutôt qu'il aille se plaindre à Genryuusai-dono... Lui est vraiment effrayant!
-Ah oui, vous avez entièrement raison, Rangiku-san!(regarde un instant sa montre) Oh, mais il est tard! Nous devons aller nous coucher!
-Oui... Capitaine, c'est l'heure pour les enfants de dormir!
-MATSUMOTOOOOO!!!!
-Moi aussi je vais dormir, vous serez moins seul... »
Le jeune Toushiro, d'apparente mauvaise humeur, se hâta de rejoindre la chambre qu'Orihime lui avait réservée au premier étage, là où il avait fait installer l'écran géant le reliant à la Soul Society. Après s'être changé, il vit avec effarement l'image de Hinamori, visiblement en train de l'attendre.
« Hinamori, qu'est-ce que tu fiches ici, tu dois te reposer!
-Shiro-chan, tu ne comprends pas... Je n'ai pas besoin de me reposer, je vais bien!
-Tu iras bien quand tu n'auras ces vilaines cernes sous tes yeux!
-Mais, Shiro-chan...
-Et arrête avec ce surnom débile, tu dois m'appeler Capitaine Hitsugaya, comme tout le monde!
-Mais, Hitsugaya-kun, tu ne disais rien quand je t'appelais comme ça avant...
-Hinamori, les temps ont changé, tu dois t'y résoudre!
-Mais... Tu as beaucoup changé, Shiro-chan!
-Là n'est pas le sujet! Je suis sûr que tu es venue me parler sans l'autorisation du Commandant Yamamoto! Va te coucher avant de te faire surprendre!
-Hitsugaya-kun... Souviens-toi, par pitié, de ce qu'on a vécu ensemble!
-Le passé est le passé, on doit vivre au présent! »
Brutalement, Hitsugaya débrancha les câbles de connexion avec la Soul Society, une voix moqueuse, qu'il ne connaissait que trop bien, lui dit:
« Pourquoi avoir encore repoussé Hinamori-chan, Capitaine?
-Matsumoto, occupe-toi de tes affaires.
-Je crois vraiment que vous devriez vous exprimez sans nuances, vous effrayez Hinamori-chan par votre brutalité...
-MATSUMOTO!!!!
-D'accord, je sors, mais seulement pour vous laisser vous changer, après j'arrive! »
Le jeune Capitaine soupira après la sortie de Rangiku, et enleva ses habits, que Matsumoto lui avait achetés car elle les trouvait mignons... Il marmonna des jurons à l'attention du Commandant pour lui avoir assigné Matsumoto comme Vice-capitaine...
Pourtant, Rangiku ne rejoignit pas son Capitaine, elle se rendit au salon, où Orihime se préparait à dormir, dépliant son sofa.
« Orihime-chan, tu penses vraiment que le Capitaine est froid et distant?
-Je dirais plutôt que c'est l'opinion qu'il veut qu'on ait de lui.
-Tu es vraiment très intelligente, Orihime-chan! Je ne vois pas pourquoi Abarai-kun se moque de toi...
-Renji-kun se moque de moi?
-Mais non, voyons, pourquoi penses-tu cela? Qui oserait se moquer de toi?
-Rangiku-san... »

Quelques kilomètres plus loin, dans un sous-sol d'hôpital...
« Uryuu, pourquoi as-tu retiré ton Gant de Sanre? Tu n'as pas su contrôler tes pouvoirs alors tu as décidé qu'enlever la source même de tes pouvoirs de Quincy était la meilleure des solutions... »
Ryuuken parlait à son fils, si longtemps renié en tant que Quincy, même si celui-ci était plongé dans un profond coma.
« Te tirer une flèche d'énergie spirituelle à neuf millimètres à la droite du c½ur, le seul moyen de renouveler tes pouvoirs perdus... La manière la plus douloureuse, même pour le plus endurci des Archers Quincy. Cette technique n'avait jamais été testée en temps réel, si tu survis, alors tu auras prouvé que tu es vraiment le seul Quincy qui puisse changer le cours du temps... Ta mère Quincy est morte, Tu es le seul à pouvoir assurer ta descendance désormais, je n'en ai plus le pouvoir maintenant... »
A ce moment-là, le rythme cardiaque de Uryuu s'accéléra rapidement, jusqu'à ce que ce dernier puisse enfin ouvrir ses yeux. Son père le salua d'une étrange façon:
« Te réveiller après deux jours de coma... Tu n'aurais même pas dû survivre à mon attaque! J'en conclus que tu es un digne Quincy.
-Tu as donc voulu me tuer... J'espère pour toi que je vais réellement regagner mes pouvoirs, le cas échéant tu regretterais de ne pas avoir mis assez de puissance dans ton tir. »
Seules paroles que le père et le fils s'échangèrent. Échange glacial des derniers survivants Quincys du monde. Ryuuken entraîna Uryuu dans une seconde salle, plus petite et n'ayant en son centre qu'un seul imposant bureau accompagné de deux larges fauteuils. Ryuuken s'assit et fit signe à son fils de l'imiter.
« As-tu entendu ce dont je t'ai parlé dans ton sommeil?
-Vaguement, tu as parlé de descendance, d'incapacité pour toi de l'assurer...
-Bon, tu as entendu le principal alors...
-Comment ça, tu ne peux pas assurer ta descendance?
-Les Quincys ont une capacité de reproduction limitée, c'est pourquoi tu n'as jamais eu de frère, ni de s½ur.
-Tu veux dire que... Après le premier enfant les Quincys deviennent stériles?
-Tu as tout compris. Bon, je te laisse réintégrer ton lycée, tu as manqué presque une semaine il va te falloir rattraper un sacré morceau pour assurer ton bac. Et n'oublies pas, tu ne dois plus te mêler aux Shinigamis, ou tu ne regagneras jamais tes pouvoirs d'Archer Sacré. »
Sentant le sérieux de la menace, Uryuu jura une nouvelle fois puis se retira chez lui. Enfin, il fit un détour vers la maison d'Ichigo, mais il se ravisa: c'était un Shinigami, donc la meilleure façon de l'impliquer dans les affaires de la Soul Society. Il se rappela donc qu'Inoue-san n'habitait pas loin, il en profiterait donc pour lui demander les cours qu'il avait manqués. Il sonna donc chez la jeune fille, tout en étant surpris du vacarme qui provenait de sa chambre.
Une minute passa avant que la porte d'entrée ne s'ouvre sur... une grande femme à poitrine surnaturelle!
« Euh, bégaya Uryuu, pardonnez-moi, j'ai dû me tromper de demeure... »
L'inconnue se poussa pour laisser apparaître Orihime.
« Ah, Ishida-kun, que fais-tu là?
-Inoue-san! Bonsoir, aurais-tu deux minutes à m'accorder?
-Bien sûr, entre! »
Inoue s'effaça pour laisser le jeune homme entrer.
Celui-ci fut surpris de trouver un étrange spectacle: l'inconnue qui lui avait ouvert était en sous-vêtements et tentait apparemment de déplier le canapé. Orihime s'en apercevant, elle répondit au regard interrogateur du Quincy:
« C'est Rangiku-san, la Vice-capitaine de la dixième division. Elle habite chez moi avec le Capitaine Hitsugaya...
-Pourquoi?
-Tu n'es pas au courant? Ils viennent, accompagnés d'autres de leurs collègues, pour sauver la ville contre de terrifiants Arrancars... 
-Euh... En fait, je venais pour te demander les cours du lycée, ça te dérangerait de me prêter les tiens?
-Non, bien sûr! Mais l'avenir de ta ville ne te soucies pas?
-Si, mais aujourd'hui je laisserai Kurosaki s'en occuper. »
Elle avait remarqué une pointe d'amertume, ou de jalousie, dans la voix du jeune homme. Elle s'éclipsa un instant pour revenir les bras chargés de cahiers.
« Voilà, tous les cours de toutes les matières, tu ne seras plus perdu dans tes révisions!
-Merci beaucoup, Inoue-san. Je vais partir pour ne plus te déranger, bonne nuit et à demain au lycée. 
-Ravie de te revoir demain, Ishida-Kun! »

[ voilà pour le premier chapitre, qu'en pensez-vous?
Merci de laisser vos impressions en com's SVP!!!]

# Posté le jeudi 14 juin 2007 07:59

Et si c'était possible?

Et si c'était possible?
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chapitre 2: Retours...

Plus loin, dans un dojo de Karakura...
« Arisawa, cinq pompes sur le béton!!! »
La concernée soupira mais obéit pourtant à son sensei. Après son échec lors de la finale du Championnat de Judo lors de l'été, Tatsuki s'était depuis entraînée avec force d'acharnement. Même si elle était la deuxième fille la plus forte du Japon, elle avait pour objectif d'être la meilleure, le seul but qu'elle se connaissait depuis l'enfance. Depuis la fin de l'année scolaire précédente, elle s'était surprise à voir des choses étranges: elle était apparemment la seule à voir des personnes n'étant pas réelles. Et, depuis la rentrée de Septembre, l'événement s'était amplifié: elle pouvait voir Ichigo quand les autres ne le voyaient pas.
« ARISAWAAAA!!! AU BOULOT!!!! »
Sortant de sa rêverie, Tatsuki se hâta de continuer l'exercice qui lui était demandé. Mais pourtant, les mêmes pensées l'obsédaient sans cesse.
Ses mouvements étaient de plus en plus ralentis, son sensei le remarqua et, étant tolérant avec la jeune fille par son grade, il l'interpella:
« Arisawa, viens ici deux minutes, j'ai à te parler! »
Tatsuki alla donc rejoindre son professeur dans un coin éloigné du dojo.
« Qu'y a-t-il, sensei?
-Arisawa, tu es dissipée en ce moment. Il y a quelque chose que je devrais savoir? »
Jugeant qu'informer son professeur qu'elle était touchée par d'étranges hallucinations, Tatsuki préféra omettre ce détail pour répondre:
« Ce n'est rien, sensei, vous savez que le lycée donne un travail assez énorme...
-Et tu es fatiguée? Bien, tu peux prendre un peu de repos, et on peut diminuer ton temps d'entraînement. Être stressée ne te servira pas à grand-chose dans une compétition. Tu peux repartir, Arisawa. Reviens après-demain, tu seras suffisamment reposée.
-Merci beaucoup, sensei. »
Tatsuki alla donc se changer dans le vestiaire, et en ressortit un instant plus tard, après avoir salué ses camarades et son professeur. Elle laissa ses pensées la submerger:
« *Si je me rappelle bien, c'est Ichigo que j'ai vu sortir du lycée avec un énorme katana... Alors, si ça se trouve, il est mêlé à tout ce qui se passe de bizarre ici... Entre les bombardements, les invisibles que je suis la seule à voir, et aussi ces vents sélectifs près de la clinique d'Ichigo... Bon, je vais aller le voir, au moins je serais fixée... * »
Tatsuki se dirigea nonchalamment chez son ami d'enfance, songeant à la manière dont elle allait aborder le sujet...
Elle arriva sans trop d'encombre devant la clinique d'Isshin Kurosaki, le père d'Ichigo, qui ne manquerait sans doute pas de la taquiner sur sa venue. Tatsuki s'arrêta devant la porte et, après un moment d'hésitation, sonna une première fois. La seconde d'après, la petite Yuzu se tenait devant elle avec un ravissant costume d'infirmière.
« Oh, Tatsuki-chan, tu viens voir Ichi-nii?
-Oui, il est là?
-Dans sa chambre, mais il n'est peut-être pas seul, je te préviens. Entre donc...
-Merci beaucoup, Yuzu-san. »
Elle referma la porte vitrée derrière elle pour monter l'escalier menant à la chambre d'Ichigo, à laquelle elle frappa trois coups distincts. Elle entendit une voix répondre:
« Ouais?
-Ichigo, c'est Tastuki, je peux entrer? »
En guise de réponse, elle entendit des pas s'approcher pour finalement voir la porte s'ouvrir devant elle. Ichigo se tenait immobile au seuil, le visage perplexe.
« C'est quoi le problème?
-J'ai besoin de te parler assez sérieusement...
-Ok, attends deux minutes. »
Ichigo referma un peu la porte, ce qui permit à Tatsuki d'entendre un petit remue-ménage et des chuchotements.
« * Effectivement, il n'est pas seul, comme m'avait prévenue Yuzu...* »
Après un court instant, Ichigo lui rouvrit la porte et l'invita à entrer. Elle alla d'office s'asseoir sur la chaise de bureau, comme elle avait l'habitude de le faire lors de leurs rares conversations à propos de sujets épineux.
« Alors, de quoi veux-tu me parler?
-Tu as brutalement changé depuis l'été dernier. Que s'est-il passé? »
A la vue du visage surpris de l'adolescent, Tatsuki en conclut qu'il ne s'attendait en aucun cas à une question aussi directe.
« Qu'est-ce qui te fait croire ça?
-Tu t'absentes de plus en plus et je ne crois pas que ce soit pour aller voir ta mère...
-Pourquoi?
-On voit rarement les endeuillés aller se recueillir sur une tombe avec un katana aiguisé... »
Nouveau soubresaut d'Ichigo, alors elle n'était pas dans le faux de la situation...
« Bon, tu as vu quoi, exactement?
-Des personnes que les autres ne voient pas, toi sortir du lycée armé, j'entends aussi fréquemment des bombardements que je suis la seule à entendre...
-Tatsuki, tu sais ce que sont les Shinigamis?
-Tu... Tu veux dire que...
-Oui, je suis devenu un Shinigami depuis ce jour-là.
-Mais comment?
-Kuchiki... En fait, c'est assez long à expliquer... Tu connais le rôle des Shinigamis?
-Oui, ils expédient les âmes dans l'Au-delà.
-Bon, tu sais l'essentiel. Attends-moi ici. »
Ichigo se dirigea vers son placard, l'entrouvrit et, après un petit échange chuchoté, il referma le placard avec un carnet.
« Bon, je vais t'expliquer tout ce qui est à savoir comme on me l'a appris... »
Ichigo ouvrit alors le carnet à une page, et Tatsuki retint un sursaut de surprise.
« C'est quoi ces dessins de gamins?
-Parce que toi tu fais mieux? »
Tatsuki avait l'impression de connaître cette voix, et ce qu'elle vit confirma ses soupçons: Kuchiki Rukia se tenait accroupie sur un matelas du placard qu'elle avait ouvert en entendant son talent de dessinatrice critiqué.
« C'est bizarre, dit Ichigo, mais j'ai réagi exactement pareil quand elle me l'a annoncé!
-Ku... Kuchiki-san... Qu'est-ce qu'elle foutait dons ton placard, en pyjama?
-Aïe... »
Visiblement, Tatsuki avait posé le doigt sur un sujet semé d'embûches. Elle s'excusa:
« Pardon, Ichigo, je ne dois pas me mêler de tes affaires avec Kuchiki-san.
-Mais tu...
-Merci, je sais à quoi m'en tenir, même si j'ai encore quelques questions sur les Shinigamis et ce que je vois. A demain au lycée! Toi aussi, Kuchiki-san!
-Oh, à demain, heu... Arisawa? »
Tatsuki approuva d'un signe de tête avant de repartir chez elle, un brin moins perplexe.
« *Mais qu'est-ce que Kuchiki-san foutait chez Ichigo? Et puis, je vois pas le rapport entre Kuchiki et Ichigo récemment devenu un Shinigami...Oh, finalement c'est Orihime qui avait raison1 * »

A la boutique d'Urahara...
« Sado-san, tu comptes te battre contre les Arrankars comme ça? Si tu n'es pas capable de pulvériser un Bankai de Vice-capitaine, tu peux t'enlever cette idée du crâne!!
-Non!
-Remarque, intervint Renji, ça fait quatre jours qu'il se bat sans relâche contre mon Hihiou Zabimaru, même Ikkaku-san serait un brin crevé!
-Abarai, répliqua Kisuke, tu ne dois pas t'en mêler! Serait-ce Inoue-san qui te rongerait l'esprit?
-Non, répondit Chad, c'est faux! Je ne...
-Je ne veux pas connaître les raisons qui t'ont poussées à la défendre lorsque je lui ai avoué son incapacité à combattre, mais tu ne dois pas t'en prendre à toi-même! Concentre-toi sur TON combat! Tu ne rentreras chez toi que lorsque tu auras progressé! »
Chad savait que derrière cette brusquerie se cachait de forts encouragements, il refit donc apparaître son arme au bras droit et concentra une boule d'énergie spirituelle, boule qui se transforma en obus qu'il lança fortement sur Hihiou Zabimaru, qui para avec cependant un peu plus de dommages qu'avant.
« *Oh, pensa Kisuke, on dirait que je l'ai bien encouragé, mais Inoue-san est probablement la source de sa force grandissante... * »
Effectivement, l'image de Orihime était apparue dans l'esprit de Chad lorsqu'il avait recommencé à se battre.Puisqu'elle ne pouvait plus se battre, il allait s'entraîner pour lui montrer qu'elle était suffisamment remplacée. Pourtant, lui savait qu'Inoue n'abandonnerait jamais Ichigo au combat, elle avait toujours souhaité se battre à ses côtés. Malgré sa faiblesse, elle n'abandonnait jamais et acceptait la défaite avec le sourire. Lui, il ne souhaitait que vaincre son ennemi, ne songeant jamais si cela changerait quelque chose.
Chad se mit alors à courir autour de Hihiou Zabimaru, lequel suivait mais ne faisait que détruire le relief sur son passage. Chad concentra encore une boule d'énergie, qui se fit encore plus dévastatrice que la précédente. Il en alla ainsi pendant une bonne heure, et Chad lança une dernière attaque, qui fit exploser l'ultime défense de Abarai Renji.
« Bien, Sado-san, tu as enfin mis de la bonne volonté dans ton entraînement. Tu vas retourner un peu chez toi, mais en revenant tu affronteras un autre Bankai. »
Chad, libéré d'une sensation qu'il ne se connaissait pas encore, remercia Renji et Kisuke avant de remonter dans l'arrière-boutique du vendeur. Il y trouva Jinta et Ururu en train de dormir; il fit donc le moins de bruit possible pour rejoindre l'extérieur. Une fois dehors, il put enfin voir le ciel étoilé, et décida qu'il était grand temps de dormir chez lui. Il courut donc vers son immeuble, laissant ses pensées errer librement dans son esprit:
« * Urahara-san m'a dit que j'affronterai un autre Bankai... Si ce n'est pas le sien, duquel s'agit-il? Peut-être celui de Yoruichi-san? Par contre, il est certain que ce ne sera pas celui d'Ichigo, je sais qu'il s'entraîne de son côté en ce moment.* »
En atteignant le seuil de son immeuble, il entendit du bruit au second étage, celui qu'habitait Keigo et sa s½ur Mizuho. Habitant au troisième, il avait le temps de passer une petite visite à son camarade de classe. Il sonna donc à la porte de l'appartement, qui s'ouvrit quelques instants plus tard:
« Oh, Chad, tu viens voir Keigo?
-Oui, Mizuho-san.
-Attends un peu, j'ai de la visite... »
Les hurlements masculins qu'il entendit confirma les présences. Il entrouvrit la porte pour voir à l'intérieur:
Ikkaku-san et son fidèle ami Yumichika-san se tenaient au centre de la pièce, Yumichika étant en train de rire de son camarade de bataillon. En effet, celui-ci se débattait avec Mizuho, voulant absolument lui faire enfiler un pyjama avec des c½urs roses dessus. Plus Ikkaku se débattait, plus Yumichika se marrait. Au bout d'un moment, Chad ne put se retenir plus longtemps et commença à rire d'un son rauque. A l'entente de ce rire, Keigo se pointa pour saluer son ami:
« Chado! Où étais-tu pendant quatre jours? Comme tu le vois, ma s½ur a accueilli deux nouveaux colocataires, et elle a flashé sur le chauve...
-JE NE SUIS PAS CHAUVE, GAMIN!!!!!
-Arrête de bouger pendant que je te recouds le trou que tu as fait! Tous tes muscles prennent trop de place dans ce si petit T-Shirt! Bon, demain tu iras faire les magasins avec moi après les cours, je ne tiens pas à te laver ton uniforme tous les jours parce que tu dors avec!
-Je disais donc, reprit Keigo, que ma s½ur a accepté de les accueillir gratuitement... Donc le mec au crâne rasé c'est...
-Pas la peine, coupa Chad, je les connais.
-Qu... Quoi?
-Oui, ce sont eux les nouveaux élèves, non?
-Comment le sais-tu?
-Abarai-san m'en a parlé...
-Abarai? Le mec habillé en seventies2?
-Oui. Bon, je vais te laisser, je suis un peu fatigué. Je dois rattraper mon retard au lycée, tu m'aideras?
-Bien sûr! Bonne nuit, Chado! »
Chad ne pouvait pas avouer à son ami qu'il avait rencontré Yumichika et Ikkaku à la Soul Society, lorsque le Capitaine Zaraki les avaient, lui et les autres Ryoka ainsi que Ganju Shiba, libérés de prison pour retrouver Ichigo. Il monta alors l'escalier le conduisant à son appartement hérité de ses défunts parents.

Après la visite d'Ishida, le calme revint peu à peu dans la maison d'Inoue. Rangiku avait enfin cessé de contrarier Toushiro, celui-ci avait donc enfin décidé d'aller dormir. Rangiku l'avait rejoint et Orihime était finalement restée dans son salon, installant des draps sur le matelas du canapé déplié. Après avoir enfilé sa chemise de nuit et avalé une tisane, elle s'était lentement glissée dans ses draps, éreintée par une nouvelle journée chargée en événements. Toutes les révélations qu'elle avait entendues lui revenaient en mémoire. De plus, elle se souvenait que Hachigen lui avait soigné Tsubaki, son Shunshun Rikka était désormais prêt au combat. Le géant l'avait invité à revenir plus tard pour voir la totalité de ses pouvoirs, mais elle espérait qu'il l'aiderait à gagner en puissance afin de pourvoir se battre aux côtés de Kurosaki-kun. Elle songea ensuite à Ishida... Il était rare de sa part de venir la voir, qui plus est chez elle. Elle se rappela alors qu'il l'avait sauvée lorsque Ririn, Cloud et Nova avaient voulu faire tourner Ichigo en bourrique. Il connaissait donc depuis ce jour-là sa demeure. Mais pourquoi lui avait-il demandé à elle les cours du lycée? D'habitude, il n'avait besoin d'aucune aide, ayant déjà lu et compris tout le programme de l'année dans ses manuels scolaires. Un nouveau mystère planait donc du côté du Quincy. Ce mystère s'ajoutait à celui de Kurosaki-kun: ce dernier avait changé, il était moins arrogant, il lui avait même parlé avec douceur. Elle stoppa alors ce flux de pensées pour s'endormir profondément.

« ONEE-SAAAAN!!! 
-Tagueule, Kon, la nuit c'est fait pour dormir!
-ONEE-SAN!!
-Tu vas la fermer, oui?
-Rien à foutre, Ichigo, je veux Onee-san!
-Elle pieute alors fous-lui la paix! Et puis, pervers comme tu es, je préfère te laisser dans ton placard!
-ONEE... »
Ichigo, au comble de l'irritation, ouvrit le tiroir d'un coup brutal, brisant au passage le cadenas, et prit un rouleau de scotch adhésif sur son bureau pour empaqueter le corps entier de la peluche de manière à ce qu'elle ne puisse ni parler ni bouger. Pourtant, il ne put empêcher Kon de gémir comme un chien abandonné, et ce fut ça qui réveilla Rukia:
« Putain mais qu'est-ce que vous foutez à une heure du matin? »
Elle s'interrompit à la vue d'un Ichigo en caleçon assis en tailleur sur son lit et d'un Kon à la limite de la momification.
« Il a encore essayé de sortir de son tiroir?
-Nan, répondit Ichigo, il gueulait tellement que je l'ai sorti du tiroir et que je l'ai bien bailloné. Du coup c'est un soupçon plus calme!
-Ouais, mais c'est chiant quand il gémit... Tu penses à ce que je pense?
-Tu veux dire enlever le gikongan? »
Ichigo et Rukia échangèrent un sourire complice avant de se jeter sur Kon pour lui arracher le scotch. Une fois sa bouche libérée, Ichigo le tint par les oreilles tandis que Rukia fouillait dans la peluche à la recherche de la fameuse pilule d'âme modifiée du Mod Soul.
« Je l'ai, Ichigo! Hurla Rukia dans un élan de satisfaction.
-Yosh, pose-la sur mon bureau, il risque plus de nous faire chier cette nuit!
-Ouais, à nous un sommeil bien mérité! Enfin plus pour toi que pour moi...
-ça c'est sûr! Bon, tu veux vraiment dormir dans le placard où tu retournes dans ta chambre avec Kon?
-Quelle question, je reste là!
-Mais quand mon père verra que ta chambre est vide, il va appeler la police pour un kidnapping...
-Ah merde, c'est chiant!
-Comme tu dis...
-Je sais! Je ferme la chambre à clé et après je suis tranquille!
-Faudrait déjà que tu trouve la clé!
-Pff, on va jamais y arriver...
-Ben, soit tu lui demande la clé de ta chambre, soit tu lui demande si tu peux t'installer dans ma chambre... Mais j'imagine que son esprit tordu va prendre le dessus... »
Rukia acquiesça et sortit donc après avoir lancé un dernier coup d'½il au torse musclé d'Ichigo. Elle dévala l'escalier et frappa discrètement à la porte du bureau d'Isshin Kurosaki. Celui-ci vint rapidement lui ouvrir et lui demanda:
« Rukia-chan? Tu as fait un cauchemar et tu veux de la consolation? Alors viens me faire un câlin!
-Euh non, pas vraiment. Isshin-san, est-ce que je pourrais m'installer dans la chambre d'Ichigo? Ça me gêne d'occuper la chambre de Yuzu, vous savez...
-Tu veux dormir avec mon fils? Et moi alors?
-Si vous préférez me donner la clé de la chambre de votre fille...
-Non, je l'ai perdue il y a longtemps.... Bon, tu peux aller dormir avec mon fils indigne mais s'il te fait quoi que ce soit tu viens dormir avec moi, d'accord?
-Bien sûr, Isshin-san!
-Ne m'appelle pas comme ça, tu peux m'appeler Papa, tu sais...
-Merci mais non, je ne pourrais jamais vous appeler si familièrement! Bonne nuit! »
Rukia se précipita donc en courant dans la chambre d'Ichigo, défonça presque la porte et la referma doucement derrière elle. Ce qu'elle vit la surprit: Ichigo en train de faire une série d'abdos, toujours vêtu de son caleçon, le torse nu...
Rukia continua un certain moment de fixer l'adolescent en plein effort physique. Lorsque ce dernier arriva à cent, il se releva et s'étira de tout son long comme un chat. Il aperçut alors Rukia en train de l'observer et railla:
« Encore en train de te cultiver? »
Le rouge monta aux joues de Rukia, qui acquiesça pourtant en le regardant dans les yeux. Après cet échange silencieux, Ichigo lui demanda, en s'asseyant sur son lit et en l'invitant à faire de même:
« Alors, qu'a dit mon père?
-Je peux dormir dans ta chambre, mais il a dit que s'il m'arrivait quelque chose par ta faute je dormirais dans son lit...
-Bon, on sait qu'il est toujours aussi pervers... Allez, va pieuter dans ton cher placard! A moins que tu ne veuilles me mater encore un peu...
-Nan, merci ça ira. Tu as des blessures?
-Très peu...
-Montre-les moi, je vais les soigner avec mon Kidoh. »
Ichigo approuva et, en se tournant sur le côté, montra à Rukia son dos couvert de blessures mal cicatrisées.
« Tu t'es déjà soigné?
-Non, c'est Hachi, il a des pouvoirs de Vizards similaires à ceux d'Inoue. »
Rukia passa alors sa main droite sur les diverses plaies béantes d'Ichigo tout en appliquant de l'énergie spirituelle. Nul besoin d'invocation pour ce sort du Kidoh, il était basique. Rukia demanda:
« Tu en as d'autres? 
-Oui, sur les avant-bras... Et les mollets, je crois...
-Tu crois, t'en es pas sûr?
-T'as qu'à vérifier! »
Rukia émit un petit grognement de mécontentement mais examina en experte chaque membre du Shinigami remplaçant et soigna de la même manière ses blessures. Elle sentait peu à peu Ichigo se détendre sous ses caresses curatives, il soupirait même de contentement. Rukia attarda ses mains sur la clavicule du jeune homme, qui ne réagit pas tout de suite. Pourtant, il finit par le remarquer et enlever lui-même la main de Rukia de sa clavicule. Il la regarda, la remercia, puis se glissa dans son lit. Rukia soupira elle aussi, puis se dirigea vers le placard où elle s'était auparavant aménagé un confortable matelas...




NOTES:
1: mention à l'épisode 8 de l'anime où Orihime énonce que Ichigo pourrait être un super-héros sauvant quotidiennement la Terre.
2: mention à l'épisode 64(pendant les hors-séries) où Renji est venu au lycée de Karakura habillé comme dans les années soixante-dix, donc avec un pantalon pattes d'eph...


[L'action avance à petits pas, mais il faut attendre encore un peu pour les couples, je veux bien prendre le temps pour les petits détails qui vous paraîtront insignifiants^^
Merci de laisser vos com's pour vos impressions, vos remarques et même vos critiques!]

# Posté le jeudi 14 juin 2007 08:03

Un passé vieux d'un millénaire...

Un passé vieux d'un millénaire...
chapitre 21 (le vrai cette fois, petite erreur la dernière fois^^) : L'abus d'alcool est mauvais pour la santé...

Shuyin, assis sur un tabouret face au comptoir d'un bar miteux, buvait du Saké pour oublier sa journée, qui avait virée au cauchemar... Il en était à son troisième verre, il ne s'occupait pas de ce que le barman lui disait, il ne pensait qu'à elle... Il s'enfila un quatrième verre et, tout en se relevant avec difficulté, il se dirigea chez lui après avoir regardé sa montre.
« *Quatre heures du matin? Heureusement que j'ai pas entraînement aujourd'hui, sinon je n'aurais eu que deux heures de sommeil. Je risque d'avoir un sacré mal de crâne en me levant, j'ai intérêt à prendre une bonne douche avant de déjeuner.* »
Shuyin enleva alors ses vêtements pour se glisser dans son lit, éreinté de sa longue journée... L'alcool n'altérait pas son désespoir, Shuyin était encore très lucide pour avoir bu autant de Saké... Mais, il le pressentait, les effets secondaires se ressentiraient au réveil.
Il s'affala donc dans son lit et s'endormit de suite. Il fut réveillé par l'alarme de sa porte d'entrée: « * Merde, ils peuvent pas me foutre la paix? Quel est l'abruti qui ose me réveiller à...(il regarda le cadran lumineux près de son lit et lut l'heure)... Sept heures du mat'?* »
Shuyin se leva alors en vitesse, pensant que c'était son coach, comme promis, qui avait prévu de passer lui dire au revoir. Il s'habilla rapidement d'un jean dirty blue et d'une chemise de coton blanche qu'il referma à la hâte. Il ne prit pas le temps de vérifier sa coiffure et se pressa d'aller ouvrir la porte. Au seuil se tenant, non pas son coach, mais une jeune femme blonde, maquillée à l'extrême, habillée dans des vêtements moulants fort beaucoup sa poitrine développée. Il fut éberlué et la blonde engagea la conversation:
« Alors, Shuyin, tu ne dis pas bonjour à ta plus grande fan?
-Me... Merila? C'est toi?
-Gros benêt, qui d'autre? Comment vas-tu?
-Mal, tu viens de me réveiller alors que je me suis couché à quatre heures...
-Oh, mon pauvre chéri! Pas grave, je vais te consoler! »
Joignant le geste à la parole, Merila se jeta dans les bras de Shuyin et commença à lui baiser le cou. Shuyin se débattit quand un déclic se fit dans son cerveau: le Saké faisait maintenant son effet. Merila profita de ce moment de faiblesse pour le diriger à l'intérieur, plus précisément dans sa chambre.
Ce qu'il se passa ensuite, Shuyin n'en avait pas conscience, il s'imaginait que Lenne était Merila, il n'eut donc pas trop honte de ce qu'il fit avec la blonde.
Durant toute la matinée, elle resta avec lui pour le « consoler », et elle se leva pour aller se doucher. Voyant que Shuyin ne tiltait pas, elle lui empoigna le poignet et l'emmena avec elle dans la baignoire. Elle joua encore avec lui, profitant du fait qu'il soit saoulé de Saké. De la brume peuplait le cerveau de Shuyin, il n'arrivait pas à commander ses faits et gestes, ni même ses paroles. Il s'entendit dire des choses qu'il n'aurait jamais pensé. Toute la journée, Merila resta avec lui, les effets du Saké s'estompant peu à peu. A la tombée de la nuit, Shuyin renvoya Merila chez elle, laquelle fut vexée mais promit de revenir plus tard. Shuyin l'accompagna jusqu'à la sortie et il partit lui même à l'opposé, et ses pas le conduisirent dans le bar où Lenne travaillait. Pendant deux bonnes heures, il scruta la personnel serveur, mais ne put apercevoir la belle jeune fille. Il se renseigna auprès de patron, qui lui avoua que Lenne n'était pas venue travailler aujourd'hui. Il rentra alors chez lui se reposer. A 21heures, il essayait vainement de se rappeler de sa journée quand l'alarme de la porte résonna de nouveau. Une jeune blonde l'attendait en tenue légère, et celle-ci entreprit de le conduire dans sa chambre pour recommencer comme la matinée même. Lui, ne comprenant pas, se débattit violemment:
« Putain mais qu'est-ce que tu fous ici et t'es qui?
-Shuyin, tu te rappelles pas? Je suis Merila, ta petite amie!
-Ma... J'ai déjà une petite amie, et je suis sûr que ce n'est pas toi!
-Mais enfin, tu sais bien que c'est moi! On vit ensemble depuis ce matin! Tu as trop bu ou quoi? »
Et là, Shuyin comprit enfin: il avait trahi son ego en couchant avec Merila alors qu'il était bourré.
« Casse-toi, je sais très bien que c'est faux! Tu es venue alors que j'étais bourré, tu as profité de moi!
-Pourtant, tu ne disait pas la même chose tout la journée! Ni au lit... »
Shuyin était déstabilisé, et Merila e profitant une fois de plus en l'emmenant dans sa chambre. Au petit matin, Shuyin ne pouvait plus comprendre comment il avait pu faire ça...

Alors, vous en pensez quoi maintenant???

# Posté le dimanche 17 juin 2007 12:59